Comment distinguer l’anxiété de la dépression ?

Il existe des différences entre l’anxiété et la dépression. La personne angoissée et anxieuse, espère qu’un jour ou l’autre les nuages se dégageront et feront place au ciel bleu. Elle ressent très durement ses périodes d’anxiété comme la perte d’un travail, n’y croit plus sur le moment mais en gardant dans un coin de sa tête l’espoir qu’un jour tout cela ira mieux. A l’inverse, la personne déprimée n’a plus une seule lueur d’espoir : ce mot ne fait de toutes façons plus partie de son vocabulaire. La douleur dépressive est un cul-de-sac sans espoir.

Le dépressif n’a plus d’attente. Il se dévalorise et ses idées, fonctionnant au ralenti, gênent sa concentration. Il se réveille fatigué et angoissé du fait même d’avoir à démarrer une journée.

L’anxieux va plutôt avoir ses pics d’angoisse le soir, en rentrant chez lui quand il va se retrouver seul face à lui-même. Le travail ou les occupations sont autant d’échappatoires (que le déprimé redoute et que l’anxieux recherche). Il a beaucoup d’attentes, ne fait même qu’attendre et espérer, se disant sans cesse  » pourvu que… « . Il est inquiet et a du mal à s’endormir car il ressasse tous les évènements de la journée et culpabilise sur tout ce qui s’est produit.

Le dépressif a des troubles du sommeil : réveil pré­coce, réveil en milieu de nuit, dif­ficultés d’endormissement, som­meil non réparateur, hypersomnie ou hyposomnie. Diminution de l’appétit, amaigris­sement, prise de poids, constipa­tion. Maux de tête ou tête lourde, douleurs somatiques diffuses.

Fatigue générale, diminution générale de l’efficience, troubles amnésiques, difficultés à se concentrer.

L’anxieux souffre de sensations vertigineuses, lipothymies, fourmillement des membres. Tensions et douleurs musculaires, intolérance au bruit. Irrégularité ou arrêt des règles. Troubles digestifs gastralgies, douleurs abdominales, sécheresse de la bouche, goût amer.

oui-je-veux-sauver-mon-couple