La dépression bipolaire – une invention de l’industrie pharmaceutique pour vendre plus de médicaments

Le trouble bipolaire est un trouble psychiatrique grave qui touche une part très infime de la population. Mais voici qu’il y a quelques années, pour vendre de nouveaux médicaments afin de faire tourner le business, l’industrie pharmaceutique s’est mise à imaginer des niveaux de bipolarité plus légers afin d’étendre cette maladie a une part beaucoup plus large de la population.

Le concept de traitement de la dépression bipolaire était né.

L’avantage que l’industrie pharmaceutique en tirait était tout simplement de pousser les médecins à prescrire des médicaments contre ces troubles bipolaires plus légers. Ce scandale a été révélé par de nombreuses émissions de télévision. Car il ne touche pas que le trouble bipolaire. Le processus est chaque fois le même. Un médicament très rémunérateur arrive enfin de brevet. C’est un problème pour l’industrie pharmaceutique qui gagne beaucoup d’argent avec ce brevet et ce médicament. La seule solution pour regagner à nouveau de l’argent avec ce médicament est de le modifier légèrement en lui ajoutant un composant, de le refaire breveter, et de lui trouver une maladie qui a des similitudes avec la maladie que le médicament de départ traitait.

La façon la plus simple est tout simplement détendre une maladie existante à une frange plus large de la population.

On envoie ensuite les délégués médicaux faire du bourrage de crâne aux médecins en leur expliquant qu’ils doivent absolument repérer les patients qui souffrent de cette nouvelle maladie. Et le nouveau business se met en marche.

Pour vous convaincre que vous souffrez d’un trouble bipolaire, on va tout simplement vous demander de répondre à un questionnaire sur vos changements d’humeur dans la journée. Le but de ce questionnaire de vous prouver que vous avez des changements d’humeur dans la journée. Ce qui est normal pour tout être humain. Mais c’est là tout le subterfuge. On va vous expliquer que ces changements sont anormaux et qu’en fait vous souffrez d’un trouble bipolaire léger mais que ce n’est pas grave car il existe un nouveau médicament extraordinaire pour le traiter. Et voilà, l’affaire est dans le sac. Vous êtes un nouveau client d’un nouveau médicament pour une nouvelle maladie. Vous souffrez de dépression bipolaire borderline. Vous êtes considérés comme étant à la limite du trouble bipolaire.

Imaginez le médecin qui parle à votre conjoint de votre dépression nerveuse bipolaire. Cela fait peur. Votre conjoint va vous convaincre lui ou elle aussi de prendre ce nouveau médicament. Et il y a divers niveaux de gradation allant du plus léger au plus lourd. On va vous annoncer par exemple que vous souffrez de dépression bipolaire de type 2.

Par opposition à ce nouveau concept, l’ancienne dépression a été renommée dépression unipolaire. Et les dépressions classiques se sont vues ajouter le mot bipolaire. On pourra par exemple parler de dépression chronique bipolaire.

Parlons franchement… Ces mots font plutôt, excusez-moi du terme, « flipper ». Et c’est le but. Le but est que vous paniquiez, et que vous fonciez dès que vous rentrez chez vous sur votre ordinateur pour trouver toutes les infos, les symptômes, le traitement sur un forum sur la dépression bipolaire. Vous allez chercher à tout comprendre et à tout savoir sur la dépression unipolaire versus dépression bipolaire… Des questions et des mots vont se mettre à tourner dans votre tête sans plus s’arrêter : « maladie dépression endogène bipolaire saisonnière, test, durée, mixte, dépression bipolaire psychose maniaco-dépressive, type 1, maniaco dépression bipolaire, traitement… ». Bref vous serait devenu ce qu’on appelle un client motivé. C’est-à-dire quelqu’un qui n’a plus à être convaincu qu’il faut acheter un produit, ce produit, c’est-à-dire ces nouveaux médicaments contre cette nouvelle maladie dont tout à coup on vous a affublé.

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