Le ralentissement des facultés intellectuelles et physiques chez le dépressif

Quand nous sommes déprimés, il nous est très difficile de penser. Nous n’avons plus les idées claires et rationnelles : trouver des mots, exprimer des idées, bâtir un raisonnement est hors de notre portée. Comme en plus nous avons l’impression de ne rien avoir à dire d’intéressant et que nous sommes des bons à rien, le fait même de penser — à autre chose que nos propres ruminations — nous angoisse. Nous avons l’impression que notre tête est vide. Rédiger une lettre ou prendre une décision est vécu comme une chose insurmontable.

La diminution de l’attention, de la concentration et de la mémoire est fréquente. Combien de personnes dépressives se plaignent en effet de ne plus arriver à lire. Elles lisent des mots mais sans les retenir, entendent les infos à la télé mais sans les écouter… Lorsque nous lisons, nous reprenons plusieurs fois le même passage. Il nous est difficile de capter notre attention, comme si le cerveau était déconnecté de notre corps qui lui, continue à voir, à lire mais sans pour autant comprendre. Au travail, se concentrer est un calvaire car notre esprit est encombré par nos ruminations et se disperse dans tous les sens.

Physiquement, la personne dépressive vit au ralenti et la moindre activité semble insurmontable. Mettre la table met des heures, se préparer est un cauchemar car nous sommes indécis et ne savons pas quel tailleur mettre… Toute activité devient anxiogène et nous mettons beaucoup plus de temps à faire les choses. Tout va trop vite et notre incapacité à réagir quand il le faut, augmente d’autant plus notre inquiétude.

 

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