Qu’appelle-t-on la dépression psychogène ?

depression-psychogeneEgalement appelée dépression névrotique, elle est liée la structure de notre personnalité. Elle est provoquée par la résurgence de conflits intrapsychiques. Les facteurs déclenchants peuvent être un traumatisme affectif, une déception amoureuse, un divorce, un changement de poste… Autant d’évènements qui sont vécus comme des frustrations intolérables pour les sujets chez qui il existe un sentiment de faiblesse et d’insécurité. Ces personnalités fragiles s’adaptent mal à la nouvelle situation et la ressentent d’autant plus comme une frustration contre laquelle elles ne parviennent pas à lutter.

Les personnes sujettes à ce type de dépression ont une personnalité caractérisée par une ou plusieurs  » névroses  » dont voici les principales :

– la névrose d’angoisse (anxiété, désespoir, fugues, suicide),
la névrose phobique (phobie de la foule, de l’espace restreint, de la saleté…),
– la névrose hystérique (asthénie, anxiété, plaintes obsessionnelles, puérilisme…),
– la névrose obsessionnelle (sentiment de culpabilité, d’auto-dépréciation, ruminations mentales, insatisfaction, doutes, scrupules…).

La dépression psychogène se manifeste avant tout par :

– le chagrin, le « cafard »,
– l’apitoiement sur soi-même,
– l’impatience,
– l’agressivité,
– la tristesse.

A l’inverse de la dépression endogène où la tristesse est caractérisée par une sensation de vide intérieur et dont le patient se sent fautif (auto-accusation et culpabilité), dans la dépression névrotique, le patient rend responsable de son état non seulement lui-même mais aussi les autres (il vit persécuté par l’extérieur).

Les symptômes de la dépression psychogène sont :

– les troubles du sommeil (trop ou pas assez de sommeil),
– les troubles de l’appétit (anorexie ou boulimie),
– l’anxiété pouvant aller jusqu’aux accès de panique,
– la crainte du présent et de l’avenir,
– la tendance à noyer son chagrin dans l’alcool ou la consommation de drogues,
– l’asthénie avec regain occasionnel d’énergie,
– de mauvaises relations avec l’entourage (friction, conflits, agressivité),
– des tentatives de suicide mais sans avoir envie de mourir réellement (c’est davantage un appel au secours).

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