Qu’appelle-t-on la dépression réactionnelle ?

depression-reactionnelleÉgalement appelée dépression psychogène, elle est la forme la plus courante de dépression et se trouve être déclenchée par un évènement extérieur douloureux qui aura accumulé la tension psychique, le stress et l’angoisse. Elle est causée par tout évènement extérieur douloureux et pénible (deuil, rupture amoureuse, perte d’un travail…) qui va avoir pour conséquence un changement de situation professionnel, familial, effectif, personnel…. La dépression réactionnelle se déclenche par réaction à cet événement : elle peut s’installer du jour au lendemain ou au contraire, « après coup ». Elle apparaît à tout âge.

Les personnalités fragiles seraient plus sujettes à ce type de dépression. Celles qui ont un caractère « fort » auraient plus de ressort pour faire face, bien qu’elles puissent sur le moment, donner l’impression d’affronter leur dure réalité et in fine, faire une dépression « masquée » qui ne se révèlera que plus tard. Dans ce cas, la dépression s’avère même plus sévère !

Dans la dépression réactionnelle, les symptômes qui dominent sont :
– L’anxiété.
– L’asthénie.
– Le découragement, la lassitude, la tristesse.
Il n’y a pas de douleur morale comme dans la dépression névrotique où la tristesse est caractérisée par une sensation de vide venant de l’intérieur et de l’extérieur. Dans la dépression réactionnelle, la tristesse est ressentie par le dépressif comme étant extérieure à lui-même et associée à ce qu’il a subi ou perdu. Il n’y a pas d’auto-accusation et de mésestime)
– La peur de l’avenir.
Mais la personne déprimée garde de l’espoir. Elle appréhende mais ne se dit pas sans avenir. Elle est simplement inquiète et incertaine.
– Le risque suicidaire, mais sans intention réelle de mourir : c’est plus un appel au secours.
Avec la perte d’un être cher, ou d’une situation professionnelle, ou des enfants qui partent de la maison, le dépressif vit cette nouvelle situation comme une frustration. Il a le sentiment de perdre sa raison de vivre, sa sécurité. C’est alors qu’il peut basculer dans le désespoir, le chagrin, la tristesse, l’anxiété, le vide, l’asthénie…

oui-je-veux-sauver-mon-couple