Que montre et cache un déprimé ?

depressif-cacheCe qu’il montre :

– Fatigue au réveil.
– Insomnies.
– Perte d’appétit.
– Intolérance aux petites contrariétés de la vie (le bruit, la foule, les embouteillages en voiture…).
– La tristesse.
– La baisse des activités.
– La perte de l’intérêt pour les autres.
– Renfermement sur soi.
– Indifférence affective apparente.
– Altération de l’activité sexuelle.
– Comportement agressif vis-à-vis de lui même et parfois de son entourage le plus proche.

Ce qu’il cache :

– Une entrée dans la dépression.
– L’angoisse de la journée à venir.
– Le découragement.
– Des idées d’indignité.
– La dévalorisation.
– Sentiment de dépréciation de ses propres actes.
– Impossibilité de prendre des décisions pouvant aller jusqu’à l’inactivité totale.
– Sentiment de vide, d’inutilité et de souffrance.
– Douloureux sentiment d’angoisse.
– Sentiment partagé entre la crainte d’être une charge pour les autres, et le désir que les autres viennent à son secours.
– Baisse du désir sexuel, lié à l’état dépressif.
– Sentiment d’être coupable de quelque chose.
– Idée de déshonneur méritant un châtiment.
– Désir de mort.
– Lutte intérieure menée contre ses propres sentiments.

Entourage : quelle est l’attitude à avoir ?

Ce qu’il faut éviter :

– Le secouer.
– Lui prodiguer des paroles de réconfort superficiel.
– Tenir des propos tels que :
 » Ne t’écoute pas « ,
 » C’est une affaire de volonté « ,
 » Si tu voulais… « ,
 » Fais ceci ou cela… « ,
 » Pense à autre chose… « ,
 » Remue toi ! « , etc…
– Eviter de l’accuser de paresse, de mauvaise volonté.
Eviter de dire :  » Tu te drogues, laisse ces médicaments. Ils te font plus de mal que de bien « . (Si les anti-dépresseurs ne marchaient pas, on n’en prescrirait pas !)
– Eviter de répondre à l’agressivité par de l’agressivité.

Ce que nous pouvons faire :

– Ecouter sa souffrance sans banalisation ni dramatisation du comportement.
– Etre vigilant, compréhensif.
– Comprendre que dans son état, le simple fait de vivre est un effort.
– Reconnaître sa maladie et l’accepter.
– L’amener à consulter son médecin traitant, qui dans une alliance thérapeutique, lui redonnera un début de valeur.
– Tout changement de comportement ou d’humeur du dépressif (manifestation inhabituelle d’affection et d’agression, silence inhabituel) peut être l’annonce d’une tentative de suicide. Agir en conséquence : entourer le malade d’affection, d’écoute, de compréhension et ne pas attendre pour faire venir son médecin traitant à domicile.
– Veiller au respect des prescriptions médicales (traitement médicamenteux et/ou psychothérapeutique). Veiller à ce que la personne n’abuse pas d’alcool pendant son traitement antidépresseur.
– L’entourer, le protéger, le rassurer, être tolérant.
– Ne jugez pas. Essayez de comprendrez.

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