Quels sont les effets secondaires que peuvent provoquer les antidépresseurs ?

depression-effets-secondairesComme n’importe quel médicament, les antidépresseurs peuvent entraîner des effets secondaires indésirables dont certains sont inévitables car ils sont liés à l’efficacité même du médicament. Chaque personne réagit individuellement à un antidépresseur : ce qui va provoquer des effets secondaires chez l’une peut n’avoir aucune incidence chez une autre.

Beaucoup d’effets secondaires disparaissent au fur et à mesure de la poursuite du traitement. Lorsque ces effets se manifestent, le médecin prescrit des médicaments dits  » correcteurs « .

Quels sont les principaux effets indésirables que peuvent entraîner les antidépresseurs ?

Voici quelques conseils afin de compenser ces éventuels désagréments.

Constipation : adapter son régime alimentaire : avoir une alimentation variée, riche en fibre, boire beaucoup d’eau car certains antidépresseurs laissent la bouche pâteuse. Faire de l’exercice physique.

Les chutes de tension : elles peuvent survenir lors des changements brutaux de position (lorsque l’on se lève la nuit ou que l’on fait du sport). Apprendre à se lever progressivement.

Sécheresse de la bouche : prendre régulièrement des petites gorgées d’eau. Avoir toujours une bouteille sur soi. Sucer une pastille sans sucre peut diminuer la sensation de soif.

L’horaire des prises de l’antidépresseur : elle doit être régulière car certains ont un effet sédatif et vous endormir (les prendre le soir). D’autres, au contraire, vont dynamiser et doivent être consommés le matin.

La prise de poids : certains antidépresseurs stimulent l’appétit et augmentent la sensation de faim. La prise de poids peut être constatée. Surveiller son alimentation est mieux mais n’est en aucun cas une obligation. La personne déprimée doit déjà faire preuve de beaucoup de courage pour affronter sa maladie et s’en sortir. Nul besoin de se rajouter de la pression ! En revanche, lier l’utile à l’agréable est possible : le sport est aussi bien pour la dépression que pour votre ligne !

Que dois-je absolument éviter de faire lorsque je suis sous anti-dépresseur ?

L’antidépresseur n’est pas un médicament à prendre à la légère. Si le patient respecte certaines règles, le traitement sera d’autant plus efficace. Mais à l’inverse, si le patient néglige certains  » codes de conduite « , il peut se retrouver dans une situation franchement compliquée.

Ainsi, il convient de respecter trois règles d’or :

1- Ne jamais interrompre un traitement.
Si nous décidons d’arrêter de notre propre gré les antidépresseurs après un mois de traitement sous prétexte que nous nous sentons mieux et que nous avons l’impression d’être guérie, les conséquences sont graves : comme la dépression n’est pas suffisamment guérie, non seulement elle va réapparaître, mais certainement de façon beaucoup plus virulente ! Arrêter un traitement génère le risque de réactiver la dépression et d’aggraver l’intensité de la rechute.

2- Ne jamais pratiquer l’automédication.
Si vous prenez par exemple du prozac pendant une semaine ou deux car vous vous sentez cafardeuse, vous n’aurez pas du tout l’effet que vous attendez. Bien au contraire. C’est même dangereux car les huit premiers jours, le prozac — comme la majorité des antidépresseurs — lève l’inhibition du patient et de ce fait, réactive plus que jamais l’angoisse. Si vous ne vous sentez pas bien, allez voir votre médecin !

3- Éviter la prise d’alcool.
Le mélange alcool et antidépresseurs est assez dangereux pour la santé.

La prise d’antidépresseurs modifie-t-elle la personnalité ?

Beaucoup de personnes justifient leurs réticences à prendre des antidépresseurs par crainte de voir leur personnalité modifiée, voire fragilisée.  » J’ai peur de ne plus être la même si je prends des antidépresseurs. Peut-être que je vais ressentir sur le moment une certaine force mais qu’en réalité, je suis quelqu’un de faible… Le jour où je vais arrêter, que va-t-il se passer ? Serai-je capable d’affronter une difficulté ?  » Telles sont les inquiétudes les plus souvent manifestées par les personnes réticentes aux anti-dépresseurs. Parfois, cette méfiance peut être un prétexte qui cache une autre réalité maintes fois ressentie par les dépressifs : considérer la prise d’antidépresseurs comme une faiblesse supplémentaire. Les dépressifs ont une mauvaise estime de soi et prendre des médicaments, renvoie à se rabaisser davantage.  » Voilà, je ne vaux plus rien et je ne suis tellement capable de rien, que j’en suis réduite à prendre des cachetons ! Si je valais quelque chose, je serais capable de m’en sortir « . Faux ! Nous l’avons déjà dit : la dépression est une maladie qui se traite : accepter de se soigner c’est déjà guérir. C’est décider de se prendre en main et de renouer avec soi-même.

D’ailleurs, les dépressifs ont la plupart du temps une attitude paradoxale. Quand ils parlent de leur dépression, en même temps qu’ils disent se méfier des antidépresseurs, ils admettent qu’avec leur dépression, ils ne sont plus eux-mêmes, qu’ils ne se reconnaissent plus, qu’ils ont changé, qu’ils ne sont plus comme avant…. Ce que l’entourage avance également :  » Il a changé, ce n’est plus la personne que j’ai connue… « . Or, ce qui est responsable de l’altération de la personnalité, c’est la dépression et non les antidépresseurs. La dépression favorise les idées noires, la méfiance…
La vulnérabilité psychique est telle que de toute façon, la personne n’est plus lucide et n’a pas ses capacités de raisonnement qu’elle a en  » temps normal « .

Preuve en est que lorsque les déprimés commencent à sentir le bénéfice et l’action des médicaments, la plupart d’entre eux affirme aller mieux et se retrouver eux-mêmes :  » Je sens que je redeviens ce que j’étais. Je redeviens joyeuse. Je commence de nouveau à avoir envie de faire ceci ou cela « . Au contraire, loin d’altérer la personnalité du dépressif, les antidépresseurs permettent au patient de retrouver sa personnalité que la maladie a altérée et masquée.

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